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Rattrape-Moi, de Maritza Jaillet

par benraconte
Rattrape-moi benraconte

SYNOPSIS

CHRONIQUE BENRACONTE

Vous ouvrez les yeux.

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Vous vous trouvez au beau milieu d’une sombre ruelle, faiblement éclairée par un lampadaire défectueux. Vous mettez quelques instants à vous habituer à l’obscurité. Les murs des habitations du quartier qui vous entourent sont dans un état déplorable. Une odeur de poubelle vous assaille les narines. Il vaudrait mieux ne pas traîner ici trop longtemps.
Vous faites quelques pas sur le sol boueux quand, soudain, des bruits de bagarre se font entendre non loin de là. Vous vous approchez discrètement. À quelques mètres devant vous, plusieurs agresseurs baraqués sont en train de passer à tabac un vieil homme. Malgré les hurlements du pauvre bougre, ses assaillants n’ont aucune pitié, lui assénant sans fin des rafales de coups sur tout le corps.
Soudain, deux des voyous vous repèrent et avancent dangereusement vers votre position. Terrifié, vous fuyez et vous engouffrez dans une ruelle plongée dans le noir. Vous courez à perdre haleine dans l’obscurité pendant un moment avant de remarquer une faible lueur au fond de la rue. Vous redoublez d’efforts.
La lumière vous éblouit et révèle bientôt une immense salle. Les lieux vous font aussitôt penser à l’intérieur du Palais des Papes, mais dont l’environnement aurait été transformé en hôtel de luxe. Une réception se tient actuellement dans le grand hall. Un splendide buffet propose aux convives une quantité impressionnante de victuailles. Vous jetez un coup d’œil à vos habits. Ils dénotent complètement avec ceux des invités présents, vêtus de costumes et de robes hors de prix.
Un cri résonne soudain. Vous levez aussitôt les yeux. Une jeune femme vient de sauter du premier étage et atterrit dans la grande fontaine centrale, heureusement sans mal. Vous vous élancez à son secours, mais un homme roux à l’allure de noble vous devance et lui tend déjà la main. Vous n’avez pas le temps d’observer davantage la scène car des gardes en tenue de la Renaissance vous ont remarqué et s’avancent l’air mécontent. Vous foncez en direction d’une porte dérobée et la refermez aussitôt derrière vous.
Le sol bouge alors sous vos pieds, comme si vous étiez dans un train. En levant les yeux, votre supposition se confirme. Vous êtes dans un wagon en marche, en atteste le paysage qui défile à la fenêtre. Une alerte retentit soudainement et les portes devant vous s’ouvrent. Le train est toujours en marche. Un homme et une femme vous bousculent et s’élancent hors du wagon, leurs valises à la main. Vous reconnaissez aussitôt les jeunes gens aperçus près de la fontaine. Derrière eux, deux hommes costauds comme des armoires à glace approchent. Par peur d’être passé à tabac pour avoir laissé leurs proies filer, vous sautez à votre tour et atterrissez en lisière de forêt. Le train s’éloigne rapidement. Les jeunes gens en fuite ont, quant à eux, disparus. Vous n’avez d’autres choix que de vous enfoncer dans les bois alors que la nuit commence à tomber.
Vous errez plusieurs heures au cœur de l’épaisse forêt. Des hurlements de loups résonnent autour de vous. Vous n’êtes vraiment pas rassuré. Vous commencez même sérieusement à angoisser et vous maudissez d’être bêtement descendu de ce train.
Alors que vos espoirs de retrouver la civilisation s’amenuisaient, vous apercevez miraculeusement une source de lumière briller au loin. Vous vous approchez et remarquez bientôt qu’elle provient d’un refuge forestier. Une chaude lumière se diffuse à travers les ouvertures. Il ne fait aucun doute, les lieux sont habités. Prudent, vous préférez faire le tour de la cabane et jeter un œil par la fenêtre avant d’entrer.
Par la fenêtre, dans le lit du refuge, vous voyez alors les deux jeunes gens du train en plein ébats. La jeune femme, nue, s’est placée au-dessus de son amant et ondule frénétiquement le bassin. Terriblement gêné par la scène à laquelle vous assistez, vous vous éloignez rapidement des lieux, espérant ne pas avoir été surpris. À l’aveugle, dans le noir, vous finissez pourtant par quitter la forêt et rejoindre une route passante.
Soudain, des phares de voiture apparaissent au loin. Vous reconnaissez bientôt le modèle du véhicule. C’est une Jaguar. Vous agitez frénétiquement les bras pour vous faire remarquer. L’engin semble ralentir et finit par se garer sur le bas-côté. Vous vous avancez. La fenêtre côté conducteur se baisse et un homme en uniforme de chauffeur s’adresse à vous :
— C’est toi l’assistant de Monsieur Fouquet ?
Déstabilisé, vous acquiescez sans réfléchir.
— Bien. Moi c’est Clifton. Monsieur Fouquet et sa dame nous ont confié la mission d’apporter au plus vite la mallette et ses documents aux autorités. Tu vois de quoi je veux parler ?
Vous opinez de la tête.
— Ok. Alors on perd pas de temps ! Allez, monte !

L’AMBIANCE DU LIVRE

L’AUTEUR

Maritza Jaillet benraconte
Maritza Jaillet

Maritza Jaillet est née en 1990 dans une petite ville de Lorraine et a fait des études de Droit se concluant par un Master II. En parallèle de ses études, elle décide d’auto-publier son premier bouquin, fruit de dix années de réflexions. S’ensuivront un deuxième tome, puis des nouvelles publiées dans des genres appréciés par l’autrice.

Elle affectionne particulièrement certains thèmes qu’elle glisse dans la rédaction comme le droit des femmes et des minorités, la tolérance ou encore l’écologie.

Si vous êtes en Mode Aventure (version alternative de ce site), vous pouvez retourner dans le hall en fermant les yeux. Rendez-vous ICI.

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2 commentaires

Maritza 14 novembre 2021 - 8 h 04 min

Merciiiiii beaucoup pour cette chronique, cette ambiance et… Clifton évidemment ! Bravo c’est du beau travail 😀 !

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benraconte 14 novembre 2021 - 9 h 02 min

Merci Maritza ! 😀

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